Brèves de l'ASEAN 16 Janvier 2026

Actualités du Cambodge (semaine 3). Prince Group : liquidation !, Un commerce extérieur en plein développement, La 5G démarre !

Prince Group : liquidation !

La Banque nationale du Cambodge (BNC) a décidé, le 8 janvier, de placer Prince Bank en liquidation. Elle intervient le lendemain de l’extradition vers la Chine de son fondateur, Chen Zhi, pour des faits de cybercriminalité à grande échelle. L’intéressé et ses entreprises ont été frappés de sanctions par les Etats-Unis et le Royaume-Uni le 14 octobre 2025, pour arnaques en ligne, traite d’êtres humains, blanchiment, sextorsion, esclavage… Les clients de Prince Bank doivent retirer leurs fonds sous 30 jours. Les emprunteurs restent tenus de rembourser leurs dettes. De son côté, le régulateur des activités immobilières et hypothécaires du Cambodge a annoncé, le 12 janvier, la suspension des activités de vente de cinq projets d’appartements et de résidences de Prince Group, dont quatre à Phnom Penh. Les acheteurs ayant déjà signé des contrats doivent remplir leurs obligations, et ceux qui ont déjà payé la totalité du prix peuvent demander le transfert de propriété. La liquidation de Prince Bank et la suspension des projets immobiliers du groupe ne devraient pas avoir trop d’impact sur les secteurs bancaire et immobilier cambodgien. Cette décision de la banque centrale, qui suit l’extradition de CHEN Zhi vers la Chine après avoir été privé de sa nationalité cambodgienne, semble confirmer la volonté du gouvernement cambodgien de lutter contre les activités criminelles, gage de confiance pour le futur.

 

Un commerce extérieur en plein développement

Selon les douanes cambodgiennes, les échanges commerciaux du Cambodge ont atteint 65,24 Md USD en 2025, soit une hausse de 18 % en glissement annuel. Les exportations se sont élevées à 31,3 Md USD (+16,9 %) et les importations à 34 Md USD (+18,32%). Le déficit commercial s’est donc dégradé à 2,7 Md UD (2 Md USD en 2024). La Chine reste le premier partenaire commercial avec 19,7 Md USD (+29 %) et son premier déficit (16,4 Md USD). Les Etats-Unis occupent la deuxième place avec plus de 13 M USD (+29,2 %). Viennent ensuite le Vietnam (7,8 Md USD, -1 %), l’UE (5,9 Md USD, +10,2 %), et la Thaïlande (3,6 Md USD, -15 %). Le Cambodge dépend encore de quelques marchés clés. Cette dépendance rend le pays sensible aux enjeux géopolitiques et tensions tarifaires. Pour autant, le Cambodge enregistre une forte hausse des échanges avec les Etats-Unis (secteur textile). Au cours de 2025, la diversification a progressé, mais encore timidement (caoutchouc et électronique en particulier). La dynamique des échanges au sein de l’ASEAN (16,37 Md USD), porté principalement par le Vietnam, ne suffit pas à régler le déséquilibre géographique des exportations cambodgiennes. Les tensions frontalières avec la Thaïlande illustrent un risque pour la stabilité des échanges régionaux, même si les échanges avec son grand (et hostile) voisin n’ont baissé que de 15 % l’an dernier.

 

La 5G démarre !

Le Cambodge a officiellement lancé, le 1er janvier 2026, les services mobiles 5G. Les trois exploitants de télécommunications que sont Cellcard, Metfone et Smart offrent d’ores et déjà ders services. Ils sont pour l’heure limités à Phnom-Penh et aux principaux centres urbains hors de la capitale (Battambang, Kampot, Siem Reap, Sihanoukville…). L’accès devrait rester limité dans les zones rurales. De fait, l’infrastructure, même si elle est mutualisée entre exploitants, ne donne pas lieu à un financement public. Et l’accès à la 5G se fait sans surcoût pour les utilisateurs. Si la 5G offre des perspectives pour le tourisme, l’agriculture et l’économie numérique, son impact dépendra notamment du renforcement de la capacité des réseaux ; également de la reconnaissance des téléphones (tous les terminaux 5G ne sont pas reconnus). Le déploiement reflète l’investissement croissant dans les infrastructures, mais la technologie seule ne suffira pas pour transformer l’économie. La réussite de la 5G nécessitera une coordination accrue entre le secteur public et privé, des programmes de soutien et un cadre réglementaire plus solide, notamment en matière de protection de donnée personnelles et de cybersécurité. Sans ces mesures, le réseau risque de rester un symbole technologique plus qu’un outil de développement.

Source: Brèves de l'ASEAN

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