Brèves de l'ASEAN 09 Janvier 2026

Actualités du Cambodge (semaine 2). Le Cambodge renforce son aviation, Près de 1 million de tonnes à l’exportation, GNL prend son pas...
Le Cambodge renforce son aviation
Le 5 janvier 2026, le Sénat a approuvé une nouvelle loi sur l’aviation civile pour renforcer le cadre juridique de gestion et de développement du secteur de l'aviation civile cambodgienne. Elle actualise la loi de 2008. Elaboré avec l’appui de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), le nouveau texte intègre de nouvelles réglementations sur les drones, les activités aériennes, la formation, la construction et la maintenance des aéronefs, la météorologie, l'assurance, la sécurité et la protection de l'environnement. L’adoption de cette loi s’accompagne également de l’approbation de plusieurs accords et protocoles aériens. Parmi eux figurent l’Accord global sur le transport aérien UE-ASEAN de 2022, destiné à faciliter l’accès aux marchés et à renforcer la connectivité entre les deux régions ; le protocole n°3 de l'Accord sur le transport aérien ASEAN-Chine élargissant les droits de cinquième liberté ; et le protocole d’application des 11ème et 12ème paquets de services aériens de l'ASEAN, ouvrant la voie à un marché de l'aviation plus libéralisé. Ces réformes visent à moderniser le cadre de l’aviation civile au Cambodge, afin d’en favoriser le développement. Actuellement, 36 compagnies exploitent des vols depuis et vers le Cambodge. Le pays dispose de vols directs avec seulement 15 pays, principalement en Asie. Il n’existe pas de vols directs entre le Cambodge et l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud, l’Afrique et l’Australie. Cela constitue un enjeu majeur pour le développement de sa connectivité internationale.
Près de 1 million de tonnes à l’exportation
En 2025, le Cambodge a exporté plus de 940 000 t de riz usiné (+45 %), pour une valeur de 602 M USD (+22,6 %), selon la Fédération cambodgienne de riz. Ce résultat marque une forte croissance et se rapproche de l’objectif de 1 Mt. Pour mémoire, de 2008 à 2024, les exportations annuelles de riz usiné du Cambodge ont varié entre plus de 300 000 et 600 000 t. Au cours des 7 à 8 dernières années, elles se sont stabilisées entre 600 000 et 650 000 t. Les principaux marchés pour le riz décortiqué sont l’Europe (339 417 t, +3,7%), l’ASEAN (273 657 t, +115,3 %) et la Chine (231 125 t, +96 %). Les autres destinations (l’Afrique, le Moyen-Orient, les États-Unis, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande…) représentent 96 122 t (+21 %). On note ainsi la forte reprise des commandes chinoises et une forte hausse des exportations de riz vers l’ASEAN notamment vers Brunei, les Philippines, et pour la première fois le Laos. Le riz parfumé domine toujours (64 % du total contre 76 % en 2024), mais on observe pour la première fois une présence notable de brisures de riz (18,6 %). Le riz blanc représente 13,7 % (contre 18,7 % en 2024). Par ailleurs, les exportations de riz non décortiqué ont atteint plus de 6,8 Mt l’an dernier (+32 %), pour une valeur de 1,6 Md USD (+2,12 %). Le Vietnam demeure le plus gros acheteur de riz paddy, en important la quasi-totalité de riz paddy cambodgien exporté.
GNL prend son pas, solaire sous-exploité
La première centrale électrique au gaz naturel liquéfié (GNL), d’une capacité de 900 MW, est en cours de construction dans la province de Koh Kong. Ce projet, représentant un investissement de 1,5 Md USD, est porté par Royal Group of Companies. Equipée de deux turbines à gaz de 450 MW, la mise en service de la première unité est attendue d’ici la fin de 2026 ; voire début 2027. Un contrat d’exploitation et de maintenance de 208 M USD a été attribué à l’entreprise chinoise Shenzhen Nanshan Power. L’ingénierie et la construction sont assurées par China Machinery Engineering Corporation. Cette forte implication chinoise illustre toutefois la dépendance croissante du Cambodge vis-à-vis de la Chine dans le secteur stratégique de l’énergie. Il s’agit, pour Electricité du Cambodge (EDC) de compléter sa ligne de base, avec une centrale thermique moins émissive, moins coûteuses mais plus irrégulières. EDC doit pouvoir disposer d’une production de base, stable. En parallèle, EDC prévoit des solutions de stockage pour l’énergie solaire (BESS et STEP), alors que cette énergie devrait atteindre 13 % de la production cette année.
Source: Brèves de l'ASEAN